La stratégie de la coalition internationale se trouve dans une impasse en Afghanistan. Les récentes opérations militaires de l’Otan n’ont pas altéré les tendances lourdes d’une détérioration de la sécurité et de la situation politique. Face à cette impasse, un consensus se dessine progressivement : la négociation directe avec les chefs de l’insurrection constitue la seule option viable pour aboutir à une solution politique durable en Afghanistan. Toutefois, d’importantes questions restent ouvertes quant à la fiabilité des Talibans en tant que partenaires de négociations, du moment opportun pour d’éventuelles négociations et, plus fondamentalement, des groupes qui incarnent une vision réactionnaire de la société afghane.
En outre, la question de la négociation ne peut être traitée sans prendre en compte le facteur régional. A l’aune de l’opposition de puissances régionales comme l’Inde ou la Russie eu égard a la réintégration des Taliban dans le champ politique afghan, la négociation constitue-t-elle une option viable et, si elle ne l’est pas, quelles sont les autres solutions régionales qui existent pour aider à la stabilisation de l’Afghanistan ? Et si la route de Kaboul passe par Islamabad, que représente le Pakistan aux yeux de l’Afghanistan, et vice versa ?
Les intervenants du débat ont abordé les principales problématiques locales, régionales et internationales liées à la notion de négociation avec les Talibans et à la recherche d’une solution politique à long terme pour l’Afghanistan.